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Document d’information - Analyse des dons de sang : dépistage du VIH

Faits saillants

  • Le test d’amplification des acides nucléiques est une technique d’analyse ultrasensible utilisée pour détecter la présence du VIH (virus de l’immunodéficience humaine) et du virus de l’hépatite C.
  • Le test d’amplification des acides nucléiques a commencé à être utilisé pour détecter le VIH en 2001. Ce test réduit considérablement la période pendant laquelle il est impossible de détecter le VIH chez une personne infectée. Toutefois, il y a encore une période de latence d’environ 9 jours, ce qui signifie que le virus pourrait être transmis si une personne donnait du sang peu de temps après avoir été infectée.
  • Nous testons chaque don, mais nous comptons quand même sur les donneurs pour répondre honnêtement au questionnaire d’admissibilité, qui contient des questions sur l’exposition à divers facteurs de risque. Ce questionnaire fait partie intégrante de notre processus à volets multiples pour protéger les patients.
  • La période de latence sérologique est la période pendant laquelle les tests sanguins ne peuvent détecter le VIH même s’il est présent. Cette période correspond à la période initiale de l’infection.
  • Nous analysons chaque année près d’un million d’unités de sang, dont une à huit se révèlent positives au VIH. Ces unités sont retirées des réserves. Il n’y a eu aucun cas de transmission du VIH par transfusion au Canada depuis l’instauration, en 1985, de test de dépistage.
  • À la Société canadienne du sang, le risque résiduel de transmission du VIH est évalué à moins de 1 sur 8 millions d’unités.
  • Lorsqu’une personne donne du sang, environ 450 ml sont conservés aux fins de transfusion et une petite quantité est expédiée à l’un de nos deux laboratoires pour analyse.
  • En 2014, la Société canadienne du sang a recueilli et distribué environ 850 000 unités de sang et de produits sanguins aux territoires et aux provinces, sauf au Québec, qui est desservi par Héma-Québec.

Analyse des dons de sang : dépistage du VIH

La Société canadienne du sang porte la responsabilité de la protection des réserves de sang. Les patients canadiens comptent sur elle pour assurer une saine gestion du système du sang et veiller à ce que les réserves soient sûres. L’organisation suit de près les nouveaux risques et les meilleures pratiques afin de s’assurer que le sang et les produits sanguins utilisés au Canada sont sûrs et de la plus haute qualité. Pour la Société canadienne du sang, il est primordial de protéger à la fois les donneurs et les patients. C’est pourquoi elle soumet chaque don de sang à des tests de dépistage de maladies infectieuses transmissibles par transfusion, dont le virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

Importance du test de dépistage

Avant l’introduction des tests de dépistage du VIH, au milieu des années 80, des milliers de Canadiens ont été infectés par des produits sanguins contaminés. La Société canadienne de la Croix-Rouge (qui était à l’époque l’organisme responsable des réserves de sang du Canada) a établi que seraient dorénavant non admissibles au don de sang tous les hommes ayant eu des rapports sexuels avec un autre homme ne serait-ce qu’une fois depuis 1977. Ce critère, alors appliqué aux États-Unis, a été intégré aux règlements de Santé Canada en 1992. La période d’exclusion a été réduite à cinq ans en 2013 et des consultations sont en cours pour évaluer la possibilité de la réduire à un an.

Aujourd’hui, pour réduire le risque de transmission de maladies infectieuses par transfusion sanguine, dont le VIH, la Société canadienne du sang s’appuie sur un processus à volets multiples qui comprend l’éducation des donneurs, l’application stricte de critères d’admissibilité et l’analyse de tous les dons de sang.

Fonctionnement

Pour vérifier que le sang recueilli est exempt du VIH, nous analysons chaque don au moyen de tests de dépistage des anticorps et d’amplification des acides nucléiques (TAN). Malgré l’utilisation de méthodes d’analyse sophistiquées, il y a encore, immédiatement après l’infection, une courte période pendant laquelle le virus est indétectable. Si une personne infectée par le VIH faisait un don de sang pendant cette période de latence, les tests ne pourraient pas détecter le virus et l’unité contaminée infecterait la personne transfusée.

Lorsqu’une personne donne du sang, nous recueillons environ 450 ml aux fins de transfusion et expédions une petite quantité à l’un de nos deux laboratoires pour analyse.

Au laboratoire, nous effectuons d’abord un test des acides nucléiques sur un mélange de six échantillons. Si le résultat est négatif, cela signifie que tous les échantillons du mélange sont négatifs. Si le résultat est positif, nous testons alors chaque échantillon séparément pour déterminer celui qui est positif.

Lorsqu’un résultat ressort positif, nous faisons des tests de validation, puis nous informons le donneur et, au besoin, nous lui transmettons, ainsi qu’à son médecin, des renseignements plus détaillés. Tout produit sanguin fait à partir de ce don est éliminé.