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Vous avez des soucis avec votre compte ou souhaitez faire une suggestion? La Société canadienne du sang vous offre plusieurs moyens pratiques et rapides pour résoudre vos problèmes et communiquer avec nous : vous pouvez clavarder avec nous en direct, consulter notre foire aux questions, nous envoyer un courriel à feedback@blood.ca, ou encore nous appeler au 1 866 JE DONNE (1-866-533-6663).

Vers l'autosuffisance du Canada en matière de plasma

Approvisionner les patients en immunoglobulines, la protéine plasmatique la plus utilisée, risque de devenir difficile à plus ou moins long terme vu la menace qui plane sur les réserves de plasma. Les réserves sont suffisantes pour l’instant, mais la demande augmente partout dans le monde et le Canada ne fait pas exception. Tous les pays doivent se rapprocher de l’autosuffisance. Au Canada, nous — la Société canadienne du sang — sommes responsables de l’approvisionnement en plasma. Nous sommes d’ailleurs en train d’élaborer des plans pour en recueillir davantage.

À l’heure actuelle, la quantité de plasma que nous recueillons pour la production d’immunoglobulines intraveineuses (IgIV) satisfait seulement près de 17 % des besoins. Le reste provient de donneurs rémunérés aux États-Unis. Nous ne sommes pas les seuls à acheter des protéines plasmatiques de nos voisins du Sud; les autres pays font la même chose. Sans ce recours au système américain, les patients qui dépendent de ces médicaments n’y auraient pas aussi facilement accès.

Notre vision de la collecte de plasma

Nous avons comme objectif d’augmenter graduellement la quantité de plasma que nous recueillons. Nous voulons mettre en place un mode de fonctionnement qui nous assurera un bon équilibre entre les produits dérivés du plasma recueilli auprès de donneurs canadiens — qui font leurs dons volontairement et sans rémunération — et les produits fabriqués à partir du plasma prélevé de donneurs rémunérés aux États-Unis. Atteindre cet équilibre est essentiel, car il est important que nous ayons plus d’une source pour approvisionner les patients canadiens en cas de menaces ou de perturbations.

Nous croyons pouvoir augmenter notre collecte de plasma de façon considérable par les dons volontaires. Nous ne paierons pas les donneurs. Nous comptons sur les Canadiens pour nous aider à atteindre notre objectif au nom de tous les patients que nous servons.

Notre position sur la rémunération des donneurs de plasma

Nous ne payons pas — et ne paierons pas — les donneurs, que ce soit pour du plasma, du sang ou tout autre type de don. Même si nous recevons du plasma de donneurs rémunérés aux États-Unis, nous n’avons jamais payé nos donneurs et nous n’avons pas l’intention de commencer. Nous sommes très reconnaissants aux gens qui donnent d’eux-mêmes pour aider les patients dans les hôpitaux et nous croyons qu’il y aura plus de Canadiens qui le feront — sans l’incitatif d’un montant d’argent.

Le don de sang n’est pas en cause

Il est important de faire la différence entre don de plasma et don de sang, une distinction que beaucoup de voix qui se sont prononcées sur la question ont omis de faire. Il n’est aucunement question de payer les donneurs de sang. En tant qu’administrateurs du système national d’approvisionnement, nous satisfaisons les besoins en sang à 100 % en faisant appel à des donneurs volontaires non rémunérés. Au Canada, si les patients reçoivent le sang dont ils ont besoin, c’est parce que nous prélevons du sang de donneurs non rémunérés pour ensuite le traiter, en vérifier la qualité et l’innocuité, puis l’expédier aux hôpitaux. Aucune unité de sang utilisée pour une transfusion ne provient de donneurs rémunérés.

Le plasma de donneurs rémunérés est-il sûr?

L’expérience des trente dernières années démontre que les protéines issues du plasma de donneurs rémunérés sont aussi sûres que celles fabriquées à partir de plasma de donneurs non rémunérés. Le don de plasma rémunéré est soumis aux normes de l’industrie et à un ensemble complet d’exigences réglementaires, les mêmes en fait que celles du système volontaire non rémunéré en place pour le don de sang.

Outre l’évaluation des donneurs et l’analyse approfondie du plasma, ces exigences comportent des étapes intégrées au processus de séparation du plasma, soit l’inactivation et la purification. Le plasma est ainsi purifié par une série de procédés qui éliminent toute trace d’organisme vivant, de virus, de bactérie ou de tout autre agent pathogène.

Tous les grands groupes de patients qui s’intéressent aux protéines plasmatiques, comme la Société canadienne de l’hémophilie, l’Organisation canadienne des maladies rares et les organismes de personnes immunodéficientes, conviennent qu’il n’y a pas de différence entre les protéines plasmatiques provenant du plasma de donneurs rémunérés et celles préparées à partir du plasma de donneurs non rémunérés : elles sont aussi fiables les unes que les autres. La préoccupation première de ces groupes, et c’est aussi la nôtre, c’est qu’il y ait des réserves sûres et suffisantes pour les patients qui en ont besoin.

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