FAQ – Test de dépistage du VIH

Lorsqu’une personne donne du sang, nous recueillons environ 450 ml aux fins de transfusion et expédions une petite quantité à l’un de nos laboratoires pour analyse.

Nous faisons des tests de dépistage des anticorps et d’amplification des acides nucléiques (TAN) pour chaque don. Le test d’amplification des acides nucléiques est une technique d’analyse ultrasensible utilisée pour détecter la présence du virus de l’hépatite C et du VIH (virus de l’immunodéficience humaine). Ce test réduit la période de latence sérologique, c’est-à-dire le temps entre l’infection initiale et le moment où le virus peut être détecté, car il détecte même les petites quantités de matériel génétique viral présentes peu de temps après l’infection, mais avant que l’organisme ait commencé à produire des anticorps.

Nous faisons d’abord le test des acides nucléiques en laboratoire sur un mélange de six échantillons. Si le résultat est négatif, cela signifie que tous les échantillons du mélange sont négatifs. Si le résultat est positif, nous testons alors chaque échantillon séparément pour déterminer celui qui est positif. Lorsqu’un résultat ressort positif, nous informons le donneur et, au besoin, nous lui transmettons, ainsi qu’à son médecin, des renseignements plus détaillés. Tout produit sanguin fait à partir de ce don est éliminé.

Nous avons commencé à utiliser le test des acides nucléiques pour détecter le virus de l’hépatite C en 1999 et nous l’utilisons pour le VIH-1 depuis 2001.

Environ neuf jours.

La période de latence sérologique, qu’on appelle aussi « période silencieuse » est le temps entre l’exposition du donneur au virus et le moment où le virus devient décelable par les tests de recherche d’anticorps. Le test d’amplification des acides nucléiques raccourcit considérablement cette période, car il détecte la présence du virus plus tôt.

Selon l’expérience internationale, le risque découle de la période de latence sérologique. Le test d’amplification des acides nucléiques est donc utilisé en plus du test de dépistage des anticorps parce qu’il détecte la présence du virus avant que l’organisme fabrique des anticorps.

La plupart des pays développés combinent le test de dépistage des anticorps et le test d’amplification des acides nucléiques, mais quelques pays européens utilisent uniquement le test de dépistage des anticorps.

Nous évaluons tous les donneurs potentiels afin de réduire le plus possible le risque de transmission de maladies infectieuses. Le sang recueilli est soumis à des tests rigoureux de dépistage de maladies infectieuses, d’établissement du groupe sanguin et de compatibilité sanguine. L’évaluation des donneurs a pour but de réduire le risque d’infection pendant la période de latence ainsi que le risque de transmission d’infections pour lesquelles il n’y a pas de test. Cette évaluation fait partie d’un processus à volets multiples conçu pour protéger les réserves de sang.

Avant l’introduction des tests de dépistage du VIH, au milieu des années 80, des milliers de Canadiens ont été infectés par des produits sanguins contaminés. La Société canadienne de la Croix-Rouge (qui était à l’époque l’organisme responsable des réserves de sang du Canada) a établi que seraient dorénavant non admissibles au don de sang tous les hommes ayant eu des rapports sexuels avec un autre homme ne serait-ce qu’une fois depuis 1977. Ce critère, alors appliqué aux États-Unis, a été intégré aux règlements de Santé Canada en 1992. En 2013, la période d’exclusion a été réduite à cinq ans suivant, d’une part, une étude approfondie de données scientifiques et épidémiologiques et, d’autre part, une consultation auprès des parties directement concernées, dont des groupes de patients ayant besoin de grandes quantités de sang et de produits sanguins, et des groupes des communautés lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et bispirituelle.

En juin 2016, Santé Canada a approuvé la demande de la Société canadienne du sang de réduire à un an la période de non-admissibilité au don de sang des hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes. Notre démarche est basée sur les données scientifiques et des consultations auprès des parties directement concernées.

Ces changements graduels sont autant d’étapes importantes vers une politique qui continue d’assurer la protection des réserves de sang tout en étant le moins restrictive possible. De nombreux grands fournisseurs de sang, comme ceux des États-Unis, de certinaes parties du Royaume-Uni, de l’Australie et des Pays-Bas ont adopté la période d’un an ou sont en voie de le faire.

La Société canadienne du sang étudie la possibilité de baser l’admissibilité des donneurs sur les comportements. Nous travaillons avec des groupes constitués de représentants d’organisations LGBT et d’associations de défense des droits des patients afin d’obtenir les données scientifiques les plus récentes. Cette recherche est essentielle pour pouvoir entretenir l’éventuelle possibilité de baser l’admissibilité des donneurs sur les comportements.

Notre objectif est de trouver une solution à long terme qui privilégie la sécurité des patients tout en réduisant au minimum les répercussions sur certaines tranches de la population. Nous espérons pouvoir fournir les données scientifiques nécessaires pour pouvoir soutenir tous futurs changements de notre politique.

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