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Le test d'amplification des acides nucléiques pour le dépistage du virus de l'hépatite C

Foire aux questions

1. Qu’est-ce que le test d’amplification des acides nucléiques?

Le test d’amplification des acides nucléiques (TAN) est une technique de dépistage ultra sensible, utilisée pour détecter, dans le sang, le virus de l’hépatite C (VHC), le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1) et le virus du Nil occidental (VNO).

La plupart des épreuves de dépistage conventionnelles reposent sur la présence d’anticorps qui produisent une réaction positive. La période qui s’écoule entre l’infection initiale et la détection des anticorps est appelée période silencieuse. Le TAN raccourcit cette période en détectant de faibles niveaux de matériel génétique du virus présent peu après l’infection, mais avant que le corps ait eu la possibilité de commencer à produire des anticorps.

2. Pourquoi la Société canadienne du sang a-t-elle mis ce test en place?

Le TAN a été adopté pour les raisons suivantes :

  • D’une part, ce test garantit aux Canadiennes et aux Canadiens un approvisionnement en sang plus sûr, car il permet de détecter de faibles niveaux de matériel génétique viral présent en cas d’infection, mais avant que le corps commence à produire des anticorps. Il raccourcit donc la période silencieuse, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre l’infection initiale et le moment où le virus est détectable pour la première fois au moyen des épreuves courantes de dépistage des anticorps.
  • Le TAN devient la méthode courante utilisée pour la sélection des donneurs dans l’industrie du sang et du plasma aux États-Unis et ailleurs dans le monde. D’autres pays l’adopteront bientôt, et il est crucial que le Canada demeure au niveau des normes internationales de sécurité. Les produits sanguins franchissent les frontières internationales; c’est pourquoi l’uniformité des normes est importante.

3. Comment procède-t-on au TAN?

On commence par « mélanger » au laboratoire un certain nombre d’échantillons sanguins. Si le résultat d’un mélange d’échantillons est négatif, tous les échantillons du mélange sont négatifs. Si le résultat est positif, on teste ensuite les échantillons de ce mélange qu’on a subdivisé en mélanges plus petits. Puis, on teste les échantillons individuels, jusqu’à ce que l’on trouve celui qui donne un résultat positif. Lorsqu’un échantillon donne un résultat positif, la Société canadienne du sang prévient le donneur, lui donne des conseils appropriés et jette tous les produits fabriqués à partir du don de sang en cause.

4. N'est-ce pas un processus coûteux pour des retombées plutôt modestes?

Au cours des deux ou trois dernières décennies, les analyses sanguines visant à détecter les maladies transmissibles se sont beaucoup améliorées. En raison de ces progrès, de futures épreuves augmenteront probablement les avantages petit à petit. En détectant des cas d’infection par le VHC, le VIH-1 et le VNO, nous aidons à protéger la population canadienne contre des maladies souvent débilitantes et parfois mortelles. La Société canadienne du sang est déterminée à mettre en application les principes du rapport Krever, qui accordent la priorité à la sécurité. Nous devons aussi emboîter le pas au reste du monde. Les États-Unis ont adopté le TAN et d’autres pays feront de même.

5. Le TAN peut-il remplacer les tests actuels de dépistage des anticorps?

Le TAN s’ajoute aux tests de dépistage des anticorps, parce que certaines personnes infectées par le VHC ou le VIH-1 pourraient donner un résultat négatif au TAN si la concentration de virus dans le sang était inférieure aux niveaux détectables. Dans de tels cas, les actuels tests de dépistage du VHC et du VIH-1 permettraient quand même de détecter le virus.