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In this issue

Nouvelle source de référence pour le développement professionnel

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Apprendre, partager et progresser dans les domaines de la transfusion et de la transplantation

À la fin août, après beaucoup d’efforts et un important travail de collaboration et de consultation, une nouvelle plateforme éducationnelle a vu le jour pour les professionnels de la santé.

Nous avons le mandat de favoriser le développement professionnel afin que les progrès de la science et de la médecine profitent aux patients tout en garantissant la sécurité des donneurs. Nous souhaitons non seulement jouer un rôle de sensibilisation et d’information, mais aussi améliorer l’accès à la transplantation.

Pour atteindre ces objectifs, nous travaillons avec des partenaires à concevoir des outils pédagogiques, recenser les meilleures pratiques, publier des articles et des rapports originaux, et organiser des activités formatrices. Le nouveau portail appuie nos efforts en ce sens et constitue un moyen de rendre accessibles nos activités éducatives sur la transfusion et les cellules souches ainsi que sur les organes et tissus.

« Nous mettons des ressources précieuses à la disposition des professionnels et des étudiants qui s’intéressent à la médecine transfusionnelle ainsi qu’au don et à la greffe d’organes, de tissus et de cellules souches », explique Dana Devine, chef des affaires médicales et scientifiques. « Grâce à notre nouveau portail, nos ressources seront plus facilement accessibles et les professionnels auront de nouvelles options pour apprendre, partager et progresser dans leur domaine. »

Le portail Développement professionnel remplace deux sites : medecinetransfusionnelle.ca et organesettissus.ca. Sa facture est moderne et ses fonctionnalités sont supérieures à celles des anciens sites.

Nous espérons que les professionnels de la santé et les étudiants l’adopteront comme source de référence et s’y rendront pour découvrir des occasions d’améliorer leur pratique et, conséquemment, les soins aux patients et les résultats cliniques.

Comme il est important pour nous d’améliorer constamment notre portail, nous serons heureux de recevoir vos questions et commentaires.

Développement professionnel, c’est :

  • les meilleures pratiques en médecine transfusionnelle;
  • des articles originaux;
  • de nouvelles publications;
  • des annonces et des nouvelles;
  • des activités formatrices;
  • et plus encore.

Étude : à la recherche de poches de globules rouges plus sûres pour les jeunes patients

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Du verre au plastique

Il y a plus de 50 ans, on utilisait des contenants en verre pour recueillir et conserver le sang, puis sont arrivées les poches de plastique. Fini le verre brisé. Le changement a également réduit le risque de contamination, améliorant ainsi de beaucoup l’innocuité du sang.

Robuste, durable et résistant aux changements de température, le polychlorure de vinyle, mieux connu sous le nom de PVC, est la matière plastique la plus utilisée dans la fabrication des poches de sang. Par contre, comme il est aussi rigide et friable, on lui ajoute un composé chimique appelé plastifiant, qui le rend plus souple et facilite son utilisation.

Le plastifiant le plus courant dans les poches de sang est le DEHP, qu’on trouve également dans les jouets, la tubulure d’appareils médicaux, les bouteilles d’eau, les vêtements imperméables et bien d’autres produits. Malgré cet usage largement répandu, il y a certaines inquiétudes quant aux risques de toxicité. Il n’existe aucune preuve que le DEHP entraîne des effets indésirables chez les transfusés, mais des études réalisées sur des animaux ont montré qu’il pourrait avoir des conséquences sur le développement du système reproducteur, en particulier chez les mâles.

Nos chercheurs ont évalué d’autres plastifiants en comparant la qualité des globules rouges après leur conservation dans des poches contenant du DEHP et dans d’autres renfermant deux autres plastifiants que l’on sait moins toxiques, le DINCH et le BTHC.

Conclusions de l’étude

  • Le matériau des poches a un effet sur le métabolisme des globules rouges.
  • Le DINCH est le matériau qui préserve le mieux le métabolisme des globules rouges; le pire est le BTHC.
  • Les globules rouges dans les poches contenant du BTHC présentent plus de signes de dommages.
  • L’agencement des phospholipides, éléments structurels importants de la membrane des globules rouges, est le même, peu importe la poche utilisée.
  • La membrane des globules rouges se détériore moins dans les poches contenant du DEHP et du DINCH que dans celles contenant du BTHC.
  • De façon générale, les globules rouges des poches contenant du DEHP et du DINCH sont de bonne qualité, tandis que ceux des poches contenant du BTHC se conservent mal.
     

« Nous avons été surpris de voir l’impact que le plastifiant peut avoir sur la qualité des globules rouges », révèle Katherine Serrano, chercheuse adjointe au laboratoire de Dana Devine au Centre for Blood Research à l’Université de la Colombie-Britannique. « La recherche montre qu’il y a des solutions de remplacement au DEHP. »

De tous les plastifiants analysés, le DINCH présente le plus faible taux de toxicité. Il n’altère pas la qualité des globules rouges pendant l’entreposage, ce qui en fait une option intéressante.

Même s’il est évident que des recherches plus poussées doivent être effectuées — notamment pour comprendre la façon dont les plastifiants agissent sur les globules rouges dans diverses conditions d’entreposage —, ces résultats laissent entrevoir des possibilités de conservation sans DEHP.
 

Pour savoir comment les chercheurs du Centre d’innovation mesurent la qualité des globules rouges, lisez notre blogue sur la recherche, l’éducation et la découverte. 

Réapprovisionnement des réserves : un projet de collaboration entre les hôpitaux et la Société canadienne du sang

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Un article du bulletin HémoInfo de juin 2016 présentait un outil conçu par la Société canadienne du sang pour mieux comprendre ce qui favorise une gestion optimale des stocks. Cet outil, maintenant à la disposition de nombreux hôpitaux desservis par la Société canadienne du sang, est l’élément de base d’une collaboration qui est en train de voir le jour.

Trois hôpitaux de la région de l’Atlantique testent depuis janvier un projet de réapprovisionnement des réserves axé sur les niveaux de stocks de globules rouges.

Avant le lancement du projet pilote, les trois hôpitaux communiquaient déjà le niveau quotidien de leurs réserves à la Société canadienne du sang par le Système de rapports sur les composants et produits sanguins, et lui faisaient aussi le bilan mensuel de leur utilisation de globules rouges de chaque groupe sanguin. La Société canadienne du sang a exploité ces données pour calculer la demande moyenne de concentrés de globules rouges par jour ainsi que des indices de réserves. Un dialogue collaboratif avec chaque hôpital participant au projet a ensuite mené à la détermination des niveaux de stocks optimaux pour instaurer le réapprovisionnement automatique.

Une fois fixés les objectifs d’approvisionnement optimal, l’hôpital et le centre de distribution local de la Société canadienne du sang ont suivi le processus suivant :

Hôpital

Société canadienne du sang

  • Communication du niveau des réserves de globules rouges (par l’intermédiaire du Système de rapports sur les composants et produits sanguins)
  • Accès aux données envoyées par l’hôpital
  • Utilisation du calculateur pour déterminer le nombre d’unités à envoyer à l’hôpital
  • Expédition des unités selon l’horaire de livraison en vigueur

Le projet pilote visait essentiellement à trouver un moyen de rendre le processus plus efficace et plus rentable, et à valider le tout. L’expérience a été différente pour chaque hôpital, mais tous — hôpitaux comme centres de distribution — ont fait état de résultats positifs :

  • diminution des commandes de globules rouges (ordinaire, dès que possible et prioritaire);
  • réduction du temps consacré aux commandes (passation et réception des commandes; expédition, réception et manipulation des boîtes de la Société canadienne du sang);
  • optimisation des niveaux de stocks;
  • réduction de l’utilisation de papier et optimisation de la technologie existante (Système de rapports sur les composants et produits sanguins).

Le processus de réapprovisionnement fait aujourd’hui partie de la routine des trois hôpitaux. Nous organisons des réunions pour évaluer les choses ensemble et revoir les objectifs au besoin. Prochaine étape : appliquer le processus à un plus grand nombre d’hôpitaux de la région de l’Atlantique et voir si l’on peut automatiser d’autres étapes du processus. 

Pourquoi je donne

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Chaque semaine, la Société canadienne du sang envoie à tout le personnel un courriel présentant une ou un employé qui donne du sang ou qui a recruté des parents ou amis pour le faire en son nom.

L’un des derniers courriels mettait en vedette Kristy Schwenning, une infirmière autorisée de Nanaimo qui travaille pour nos services cliniques.

Donneuse du groupe O-, Kristy est de ceux qui aident les gens lorsqu’il y a urgence et que le temps manque pour poser des questions. Comme vous le savez, c’est du sang O- qu’on administre aux victimes d’accident et de trauma pour leur donner une chance de survie. Ce sang étant universel, les hôpitaux peuvent le transfuser à presque n’importe quel patient. 

En vedette : un algorithme pour faciliter la gestion des stocks de globules rouges

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Les services transfusionnels des hôpitaux conservent des stocks de globules rouges sur place, d’une part pour répondre aux besoins immédiats des patients, et d’autre part pour avoir suffisamment de produits en cas d’urgence.

Pour gérer efficacement les stocks, il est important de déterminer les seuils d’inventaire. Ces seuils sont généralement calculés à la main, mais comme la demande évolue, il faut refaire les calculs régulièrement. En outre, les hôpitaux doivent s’efforcer de limiter le gaspillage de globules rouges périmés ainsi que les commandes spéciales.

Autre facteur à considérer : le niveau de stock dont les technologues et directeurs médicaux doivent disposer pour avoir l’esprit tranquille. Beaucoup de technologues ont dû faire face à des cas d’hémorragie massive et ces expériences peuvent influer sur l’établissement des seuils.

Conscient de tout cela, Calvino Cheng, du service transfusionnel et du groupe Pathology Informatics de l’Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse — Zone centrale, a conçu un algorithme pour calculer les quantités de produits à commander.

« Nous voulions mettre au point un système de commande en temps réel semi-automatisé basé sur l’usage », explique Calvino Cheng.

Le système exécute une requête deux fois par jour et produit un rapport indiquant la quantité de globules rouges à commander. L’algorithme prend en compte les stocks en cours, les mouvements de stocks antérieurs ainsi que le bilan hématologique et le groupe sanguin de tous les patients.

En bref, on calcule une moyenne mobile que l’on compare avec les stocks disponibles. Si les stocks sont inférieurs à la demande, on passe une commande.

Le système est doté de fonctionnalités permettant aux utilisateurs de tenir compte des imprévus et de bénéficier d’une certaine souplesse, grâce entre autres à un « indice anémie ». Il extrait de la base de données des laboratoires le bilan hématologique et les groupes sanguins, et utilise ces variables pour prévoir la demande.

Calvino Cheng et son équipe rapportent que depuis l’implémentation de l’algorithme, le 1er juin 2015, les hôpitaux respectent les seuils de stocks, ont réduit leurs niveaux moyens de stocks d’environ 20 % et sont passés d’un taux de péremption annuel de 1,6 % à un taux de 0,7 % (voir le tableau ci-dessous). À la fin de la période étudiée, le nombre d’unités O et A périmées était à 1/8 de ce qu’il était au début. De plus, la préparation des commandes a pris au minimum 30 minutes de moins par jour.

Données pré- et post- implémentation sur 12 mois

Période

Nbre d’unités de GR transfusées

Nbre d’unités de GR périmées

Nbre d’unités des groupes O et A périmées

 

 

Nbre d’unités des groupes B et AB périmées

Nbre moyen d’unités de GR périmées par mois

Taux de péremption sur 12 mois

Juin 2014 à mai 2015

14 238

228

63

 

165

19

1,6 %

Juin 2015 à mai 2016

14 904

98

8

 

90

8

0,7 %

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Votre hôpital a-t-il régulièrement des plaquettes en trop? À lire : Pratiques exemplaires relatives à l’utilisation et à la gestion des réserves de plaquettes